1) Pour les salariés
du régime général :
Les indemnités journalières
Lorsqu’on est en arrêt de travail,
la caisse d’assurance maladie du régime dont on dépend verse des indemnités
journalières qui sont destinées à compenser en partie la perte du salaire. Pour
en bénéficier, vous devez avoir effectué un certain nombre d’heures de travail
ou avoir un certain montant de cotisation.
Certaines conventions collectives
ou organismes de prévoyance peuvent compléter en totalité ou en partie la perte
de salaire.
Pour en bénéficier il
faut adresser à la caisse :
un avis d’arrêt de travail signé par
le médecin dans les 48 H qui suivent
l’interruption de travail ; ce délai devra également être respecté en cas
de renouvellement. Le bulletin d’hospitalisation peut aussi faire office
d’arrêt de travail pendant la durée d’hospitalisation.
Si votre arrêt de travail est
inférieur à 6 mois votre employeur doit vous fournir une attestation selon
laquelle vous avez bien effectué 200 H de travail salarié au cours des 3
derniers mois précédent votre arrêt de travail.
Si votre arrêt de travail est
supérieur à 6mois, votre employeur doit vous fournir une attestation selon
laquelle vous avez effectué au moins 800 H de travail salarié au cours des 12
derniers mois dont 200 H au cours du premier trimestre de l’année considérée.
Les indemnités journalières sont versées à partir du 4e
jour d’arrêt de travail ;
c’est ce qu’on appelle le délai de carence. Ce délai ne concerne que l’arrêt
initial en cas d’affection de longue durée. Là également certaines conventions
collectives prennent en charge ce délai de carence.
Ces prestations durent de 6 mois à
3 ans pour les maladies de longue durée.
Les indemnités journalières en rapport avec une
affection de longue durée ne sont pas imposables.
N’oubliez pas de prévenir votre
employeur le premier jour de votre arrêt de travail. Ne pas le prévenir peut
être considéré comme une faute professionnelle.
Pensez à consulter la convention
collective de votre entreprise pour vous assurer qu’une absence prolongée qui
désorganise le service n’entraîne pas un
risque de licenciement.
Pension d’invalidité
Au delà de 3 ans d’arrêt de travail le versement des indemnités journalières est
interrompu. En cas d’impossibilité de reprise de travail, il faut solliciter
une pension d’invalidité auprès de la caisse Primaire
d’Assurance Maladie.
Pour obtenir cette pension
d’invalidité, il faut être rattaché depuis plus de 12 mois à un régime
d’Assurance Maladie, être âgé de moins de 60 ans, et adresser un certificat au
médecin conseil de votre caisse. C’est lui qui reconnaît ou non l’invalidité.
En cas de refus les modalités de recours sont précisées dans le courrier.
La pension d’invalidité n’est pas
attribuée à titre définitif, elle peut être réduite, révisée, suspendue, ou
supprimée après évaluation de votre situation par le médecin conseil. Il existe
un fond d’invalidité qui dans certaines conditions peut compléter vos
ressources.
Retraite pour inaptitude au
travail
Après 60 ans,
vous pouvez bénéficier de la retraite pour inaptitude au travail ; c’est
le médecin conseil qui donne son accord après étude du dossier qui est rempli
par le médecin traitant. Un avis est également demandé au médecin du travail.
En cas d’aggravation entre 60 et
65 ans, si vous êtes dans l’impossibilité de réaliser les actes de la vie
quotidienne (manger, s’habiller, faire sa toilette, se déplacer,...), vous pouvez
demander une allocation spécifique dite majoration pour une tierce personne.
Elle vous permettra de rémunérer une personne qui vous aidera à réaliser les
gestes de la vie quotidienne, qu’il s’agisse d’une personne de la famille, une
auxiliaire de vie, une garde à domicile.
2) Pour les exploitants agricoles
Vous pouvez bénéficier d’indemnités
journalières uniquement si vous avez souscrit une assurance personnelle.
Une pension d’invalidité peut vous
être accordée par la mutualité sociale agricole.
Votre incapacité sera évaluée par
votre médecin conseil et sous certaines conditions, une allocation peut vous
permettre de couvrir partiellement les frais nécessaires pour assurer votre
remplacement dans les travaux au sein de votre exploitation.
A partir de 60 ans, si vous êtes
toujours en invalidité, vous pouvez demander la retraite pour inaptitude au
travail ; entre 60 et 65ans vous pouvez demandez si nécessaire l’allocation spécifique dite majoration
tierce personne. Votre caisse dispose aussi d’un fond spécial pour les
personnes en difficulté.
3) Pour les
travailleurs non salariés et indépendants du commerce et de l’industrie.
Vous pouvez bénéficier pendant 3
ans des indemnités journalières en fonction de votre situation médicale. Pour
en bénéficier, il faut être :
artisan ou commerçant
être à jour de ses cotisations
être affilié au régime d’assurance
maladie depuis plus d’un an et relever du régime d’assurance vieillesse des
professions indépendantes.
Si avant le 1er octobre
2002, vous avez cotisé à un autre régime, il en sera tenu compte pour le calcul
de vos indemnités journalières.
Si vous ne pouvez pas reprendre
vos activités et que vous avez effectué votre radiation au régime du commerce,
vous pouvez bénéficier d’une pension d’invalidité et vous pouvez
bénéficier d‘une allocation spécifique dite majoration pour une tierce personne.
Après 60 ans, vous pouvez
bénéficier de la retraite pour inaptitude au travail et de la majoration tierce
personne et éventuellement du fond d’action sociale en cas de difficultés
particulières.
4) Les demandeurs d’emploi
Si vous êtes demandeurs d’emploi,
vous devez adresser un certificat médical d’arrêt de travail à votre caisse
d’assurance maladie et aux ASSEDIC (association pour l’emploi dans le commerce
et l’industrie) que vous bénéficiez ou pas d’une indemnisation.
Il faut fournir également un
justificatif de votre inscription à l’Agence Nationale Pour l’Emploi et de vos
droits éventuels aux allocations des Assedic, ainsi que vos derniers bulletins
de salaire.
Pour le calcul de vos indemnités
journalières, les salaires perçus avant le chômage servent de base de calcul
aux indemnités journalières de maladie.
5) Les fonctionnaires ou assimilés
Les personnes exerçant dans la
fonction publique sont contractuelles ou titulaires.
les contractuels
Vous pouvez demandez le bénéfice
d’un congé de grave maladie.Pour cela il faut
justifier d’au moins 3 ans d’activité dans la fonction publique.Sinon
il existe des possibilités d’indemnisation au titre d’une maladie ordinaire
(arrêt de travail inférieur ou égal à un an.)
Un certificat médical est
nécessaire
Votre salaire est maintenu pendant
les 6 premiers mois de votre arrêt de travail, Les 30 mois suivant, vous
percevez 50% de votre salaire.
Le service du personnel de votre
employeur ou une assistante sociale peut toujours vous aider dans ces
démarches.
Les fonctionnaires titulaires
Vous pouvez bénéficier d’un congé
de longue maladie ou d’un congé de longue durée.
Le congé de longue maladie
Il faut fournir à votre
employeur un certificat médical qui
justifie cette mise en congé de longue maladie à compter de votre premier jour
d’arrêt de travail, accompagné d’un courrier de votre part sollicitant ce même congé .
Cette demande est transmise par
l’administration au comité médical départemental qui mandate un cancérologue
expert pour juger du bien fondé du congé, de sa durée, et de son
renouvellement.
Au vu du rapport de l’expert, le
comité médical prend la décision d’attribuer le congé, décide de sa durée qui
peut atteindre 3 ans.Ce même comité doit recevoir un
certificat médical détaillé sous plis confidentiel.
Les trois ans peuvent être pris en
continu ou fractionné sur 4 quatre ans.
Votre salaire est maintenu pendant
la première année, puis vous percevez la moitié de votre salaire pendant les
deux années suivantes.
Au bout de la première année de
congé longue maladie, si vous êtes toujours dans l’incapacité de travailler, vous
pouvez solliciter un congé de longue durée ; après ce n’est plus possible.
Cette période est considérée comme
une période d’activité donnant droit à l’avancement, à la retraite, et à retrouver
son poste de travail.
Le droit à un nouveau congé de
longue maladie n’est possible pour la même affection que s’il y a eu une
reprise d’activité d’un an.
Certaines administrations peuvent
proposer un complément total ou partiel de salaire les deux dernières années,
il faut se renseigner auprès de son employeur ou d’une assistante sociale.
Le congé de longue durée
Les démarches sont identiques, le
congé de longue durée peut atteindre cinq années. Votre salaire est maintenu
pendant les trois premières années (congé de longue maladie compris).vous
percevez ensuite la moitié du salaire pendant deux années. Certaines
administrations ont des dispositifs particuliers (œuvres sociales, mutuelles,
comité d’entreprise) qui permettent de compléter en totalité ou en partie la
perte de revenus.
Le congé de longue durée est
considéré comme une période d’activité avec conservation des droits à
l’avancement et à la retraite .Mais au bout de cinq ans les droits sont
épuisés, le congé de longue maladie n’est pas renouvelable.
A l’épuisement de vos congés
maladies, le comité médical peut vous orienter vers
-soit une mise en disponibilité
pour raisons de santé avec indemnisation par votre caisse d’assurances maladie
-soit vers une retraite anticipée.