UNE ENQUÊTE ÉPIDÉMIOLOGIQUE SUR LE LIEN ENTRE LA PRÉSENCE D’ARSENIC DANS L’EAU ET LES CANCERS Une enquête épidémiologique sur le lien entre la présence d’arsenic dans l’eau et les cancers
L’étude va concerner les personnes résidant dans le Puy-de-Dôme, le Cantal et l’Allier (sauf refus individuel de participer) diagnostiquées pour un cancer cutané, du poumon, de la vessie ou des reins entre 1998 et 2005, soit environ 6.000 personnes.L’étude se déroulera entre le 1er octobre 2006 et le 30 avril 2007 et les résultats devraient être diffusés courant 2008.Elle procèdera par recherche de corrélation entre les taux des quatre types de cancers et les mesures de concentration de l’eau en arsenic dans les installations de captage et de distribution d’eau. L’étude nécessite aussi un recueil de données dans les établissements de santé, les laboratoires d’anatomie pathologique et des caisses d’assurance maladie.Plusieurs pays travaillent actuellement sur les effets sanitaires potentiels de l’arsenic à faibles concentrations, souligne la Drass.La teneur en arsenic dans l’eau de boisson est particulièrement élevée en Auvergne en raison de la composition des sols. Près de 125.000 personnes y étaient desservies par une eau dont la concentration en arsenic était supérieure au seuil réglementaire de 10 microgrammes par litre, instauré en 2003 (contre 50 microgrammes par litre auparavant). Des travaux sont menés pour assurer le respect de ce seuil.En 2002, une évaluation quantitative des risques de cancer cutané réalisée dans l’Allier et le Puy-de-Dôme avait montré un excès de risque de cancer cutané de l’ordre de deux cas par an en Auvergne pour une eau de boisson présentant une concentration supérieure à 10 microgrammes./hm/ajr

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18 septembre 2006

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