TCHERNOBYL : EXTENSION DE LA SURVEILLANCE DES CANCERS DE LA THYROÏDE À TOUS LES DÉPARTEMENTS FRANÇAIS Tchernobyl : extension de la surveillance des cancers de la thyroïde à tous les départements français
Xavier Bertrand, la ministre de l’écologie et du développement durable Nelly Olin et le ministre délégué à l’industrie François Loos ont publié, vendredi dans la soirée, un communiqué commun pour faire le point sur les données françaises en lien avec Tchernobyl, à l’occasion du vingtième anniversaire de l’accident de la centrale nucléaire.Ce communiqué, qui résume les données actuelles (différents documents sont mis en ligne), se veut globalement rassurant puisqu’il rappelle que, malgré une étude théorique sur la base des expositions au nuage radioactif en France qui suggérait une augmentation de 7 à 55 cas entre 1991 et 2015 (pour 899 cas prévisibles), il n’a pas été observé d’augmentation notable liée à l’accident. L’augmentation de l’incidence qui a débuté dans les années 1970 est similaire à celle des Etats-Unis, pays qui n’a pas été touché par le nuage.L’InVS a observé dans certains départements des disparités mais "qui ne permettent pas de détecter de lien" avec l’accident de Tchernobyl. En effet, en Corse, région la plus exposée, il y a bien un taux de cancer de la thyroïde "à un niveau trois fois supérieur à la moyenne des autres départements étudiés" pour les hommes, mais pas pour les femmes. Et à l’inverse, dans le Tarn, département "parmi les moins exposés aux retombées de Tchernobyl", il y a un niveau deux fois plus élevé de ce cancer pour les femmes, mais pas pour les hommes."Au vu de ces résultats contrastés, Xavier Bertrand a demandé à l’InVS de poursuivre, en lien avec l’Inserm, les études nécessaires afin de déterminer l’ensemble des facteurs de risque de cancers de la thyroïde [...] en portant une attention particulière à la Corse et à l’Est de la France. Il a notamment demandé de renforcer la surveillance de ces cancers en l’étendant à tous les départements", est-il précisé dans le communiqué.Actuellement, la surveillance est faite dans certains départements disposant d’un registre des cancers et des études épidémiologiques ont eu lieu ou sont encore en cours.De plus, la surveillance s’appuiera "notamment sur les données des laboratoires d’analyse des tumeurs des établissements de santé"."Les premiers résultats seront connus en 2008 et rendus publics", assurent les ministres./fb/ar/ajr(Informations sur la surveillance des cancers disponible sur www.invs.sante.fr ; connaissances sur la contamination de l’air sur www.irsn.fr ; présentation de ce qui a été mis en place depuis 20 ans sur www.asn.gouv.fr)

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