SURVIVANTES D’UN CANCER PÉDIATRIQUE : UN RISQUE ACCRU DE NAISSANCES PRÉMATURÉES Survivantes d’un cancer pédiatrique : un risque accru de naissances prématurées
L’amélioration de la survie chez les victimes d’un cancer pédiatrique soulève des questions concernant les effets à long terme des thérapies anticancéreuses sur la reproduction des anciennes patientes. Afin de répondre à cette interrogation, Lisa Signorello de l’International Epidemiology Institute (Rockville, Etats-Unis) et ses collègues, ont conduit une étude auprès de 2.201 nouveau-nés de 1.274 patientes ayant survécu à un cancer pédiatrique et auprès de 1.175 nouveau-nés contrôles.Les chercheurs ont collecté les données des registres médicaux de ces anciennes patientes d’un cancer pédiatrique afin de quantifier et de qualifier leurs expositions passées à la chimiothérapie et à la radiothérapie, antérieurement à leur grossesse.D’après leurs résultats, le nombre de naissances prématurées s’est révélé plus élevé parmi les nouveau-nés des femmes ayant survécu à un cancer de l’enfant par rapport aux nouveau-nés du groupe contrôle (21,1% contre 12,6%). En outre, chez les femmes ayant été traitées par de hautes doses de radiothérapie à l’utérus (>500 cGy), le nombre de naissances prématurées s’est révélé très élevé (50% contre 19,6%), ainsi que celui des enfants de faible poids de naissance -inférieur à 2,5kg- (36,2% contre 7,6%) et de petite taille pour l’âge gestationnel (18,2% contre 7,8%), comparé aux femmes n’ayant pas reçu de radiothérapie.Cette augmentation du risque de naissances prématurées et de faibles poids et tailles des nouveau-nés a également été constatée chez les anciennes patientes traitées avec des doses de radiothérapie inférieures (à partir de 50 cGy), notent les auteurs.Les effets secondaires à long terme des traitements anticancéreux chez les filles souffrant d’un cancer pédiatrique incluent donc une croissance foetale restreinte et des naissances prématurées chez leurs nouveau-nés, les risques concernant principalement les femmes ayant été traitées par une radiothérapie pelvienne, concluent les auteurs./sc/ajr(JNCI, 18 octobre 2006, vol. 98, n°20, p. 1.453-1.461)

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30 octobre 2006

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