REMET EN CAUSE L’INTÉRÊT DU DÉPISTAGE remet en cause l’intérêt du dépistage
S’appuyant notamment sur une méta-analyse danoise publiée en 2001 et sur la mise à jour en 2006 de la synthèse de la Collaboration Cochrane relative au dépistage du cancer du sein, les auteurs mettent en garde contre l’idée selon laquelle le dépistage représente un moyen efficace de lutte contre le cancer."L’augmentation très forte du nombre de cancers du sein et de la prostate laisse en effet penser que l’on diagnostique beaucoup de ’faux cancers’, c’est-à-dire des cellules cancéreuses qui n’auraient jamais rendu malade leur porteur de son vivant", écrivent-ils.Et de citer le Dr Bernard Junod, professeur à l’Ecole nationale de la santé publique à Rennes (Ille-et-Vilaine), pour qui des prélèvements peuvent révéler des altérations "étiquetées comme des cancers, mais sans conséquence si elles n’avaient pas été dépistées".En Norvège et en Suède, pays pionniers pour l’introduction du dépistage organisé du cancer du sein, on estime qu’un tiers des cas de cancers dépistés dans la tranche d’âges concernée correspondent à des cas de surdiagnostics, qui n’auraient pas été détectés durant la vie des patients.Même chose pour ce qui est des cancers de la prostate, dont "la plupart [...] ne provoqueront pas de dommages".Outre l’anxiété, ce surdiagnostic entraîne des examens complémentaires inutiles et coûteux, ainsi que des surtraitements loin d’être anodins, dénoncent les auteurs qui plaident pour une révision de la politique actuelle trop axée sur le dépistage./ar/mr(Que Choisir Santé, janvier 2007, n°2, p. 1 & 4-7, éditorial p. 2)

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2 janvier 2007

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