MÉLANOME : TRENTE CAS DÉTECTÉS LORS DE LA JOURNÉE NATIONALE DE DÉPISTAGE DES CANCERS DE LA PEAU 2006 Mélanome : trente cas détectés lors de la journée nationale de dépistage des cancers de la peau 2006
Le Dr Claudine Blanchet-Bardon de l’hôpital Saint-Louis à Paris (AP-HP), vice-présidente du SNDV, a présenté ces résultats aux entretiens d’Avène (groupe Pierre Fabre), organisés en fin de semaine dernière à la station thermale éponyme.Le 18 mai 2006, 296 centres de diagnostic étaient ouverts au public, permettant l’examen de 16.071 personnes (64% de femmes et 36% d’hommes) âgées de cinquante ans en moyenne, indique-t-elle dans le résumé de sa communication.Le SNDV et l’Inca ont fait procéder à l’analyse de l’ensemble des résultats collectés, observant que plus de 40% de la population examinée présentait une ou plusieurs lésions cutanées, parmi lesquelles 16% de lésions nécessitant une surveillance car leur apparence laissait penser à une évolution possible vers un mélanome (le cancer de la peau le plus dangereux puisqu’il peut se généraliser, mais aussi le plus rare), 7,5% de kératoses actiniques (des taches brunes, à surface irrégulière, localisées sur les zones exposées à la lumière et qui peuvent -rarement- évoluer vers un cancer), 2,7% de carcinomes basocellulaires (le plus fréquent des cancers de la peau, à évolution lente et malignité locale, rarement fatal) et 0,5% de carcinomes épidermoïdes (moins fréquent, mais plus agressif).Environ 30% des patients examinés ont été incités à consulter un dermatologue rapidement pour une investigation plus approfondie en raison des lésions observées : trente cas de mélanomes ont été confirmés et sont actuellement pris en charge, 101 lésions basocellulaires et lésions épidermoïdes ont également pu être détectées de manière précoce.L’analyse des résultats indique aussi que 90% du public est constitué de techniciens, d’employés, d’ouvriers, de retraités et d’inactifs, "des catégories sociales dont on peut penser qu’elles consultent moins facilement des médecins spécialistes que ne le font les entrepreneurs, cadres et professions libérales", commente le Dr Blanchet-Bardon.Il apparaît aussi que, en dehors des personnes qui profitent de l’opportunité d’un examen gratuit, plus d’un tiers des participants pensent avoir une lésion suspecte, 8% cherchent une confirmation d’un avis antérieur, 6% ont des antécédents personnels de mélanome et 5% des antécédents personnels de carcinome.Au final, dans la moitié des cas, les craintes des patients porteurs d’une lésion suspecte et de ceux ayant eu un avis médical antérieur ont été confirmées, ce qui suggère que "les patients pratiquent l’autosurveillance et que les messages de prévention ont commencé à sensibiliser le public", se félicite le Dr Blanchet-Bardon.Les résultats confirment aussi que l’activité professionnelle ou des loisirs à l’extérieur sont associés à un risque de lésions cancéreuses plus importantes car elles ont été retrouvées chez 4,6% des personnes concernées, contre 2,9% pour l’ensemble des participants à la journée. Par ailleurs, si ces données ne permettent pas de trouver de lien entre les antécédents personnels de mélanome et les lésions observées, elles montrent que les antécédents de carcinome, eux, augmentent le risque de lésion cancéreuse.Depuis 1998, près de 200.000 personnes ont été examinées lors de ces journées de dépistage gratuit, permettant de détecter 1.333 personnes atteintes d’au moins un cancer de la peau (223 mélanomes, 101 carcinomes spinocellulaires et 1.098 carcinomes basocellaires), indique la dermatologue.Le SNDV organisera, avec l’Inca, la neuvième édition, qui aura lieu le jeudi 24 mai. Elle comportera plus d’informations, d’une part, sur les carcinomes qui sont moins bien connus de la population alors qu’ils sont les plus fréquents des cancers cutanés et, d’autre part, sur la prévention./ld/mr

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4 avril 2007

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