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Les effets secondaires de la Chimiothérapie
Comment les combattre ?

*Les nausées et les vomissements.

Ils sont fréquents, ils surviennent au moment ou dans les heures suivant la perfusion.
Il existe de nombreux traitements efficaces souvent à prendre avant les perfusions de façon préventive.
On peut y adjoindre parfois des anxiolytiques.

Pour les combattre :

  • bien prendre les anti-émétiques avant les séances,
  • boire beaucoup, des boissons froides ou glacées, éventuellement gazeuses,
  • éviter de manger avant les séances,
  • fractionner l’alimentation en 5à 6 prises.

La persistance de nausées et de vomissements de façon importante n’est pas normale et implique l’avis de votre médecin.

*La diarrhée

Liée en général à une irritation de la muqueuse digestive, elle est en général contrôlé par des règles hygièno-diététiques et par des médicaments ralentissant le transit intestinal.

Pour l’éviter :

  • repas fractionné
  • boisson abondante, coca-cola dégazé
  • privilégier les viandes maigres, les légumes en purée, les fruits cuits épluchés, les laitages pauvres en matière grasse.

*La constipation

Elle est souvent due aux médicaments soit antiémétiques, soit antalgiques.

Le meilleur traitement reste : boire abondamment plus, d’un litre et demi par jour.

*Les mucites (irritation de la bouche)

La bouche est particulièrement menacée par la chimiothérapie. Les lésions buccales et dentaires sont fréquentes.

Pour les prévenir des mesures d’hygiènes buccales sont indispensables :

  • nettoyage des dents 2 fois par jour,
  • faire des bains de bouche,
  • maintien de la salivation (mâcher du chewing-gum).

*Les modifications de la formule sanguine

C’est la moelle osseuse qui produit les cellules sanguines : globules rouges, globules blancs et plaquettes. Il s’agit d’un tissu très actif qui renouvelle le sang en permanence. Ce tissu est donc très sensible à la chimiothérapie. Cette baisse des éléments du sang est en général sans traduction clinique, souvent transitoire et de courte durée.

La baisse des globules rouges et de l’hémoglobine s’appelle une anémie. Le plus souvent elle passera inaperçue. Parfois, si elle est importante, elle peut être marquée par une pâleur, une fatigue, un essoufflement, des palpitations, parfois des étourdissements. Il faut le signaler à votre médecin car une transfusion peut s’avérer nécessaire. On peut également recevoir de l’EPO qui est un facteur de croissance des globules rouges.

La baisse des globules blancs correspond à une neutropénie ; ce sont les globules blancs neutrophiles qui sont les plus sensibles, ils sont nécessaires à la lutte contre l’infection. Leur baisse entraîne un risque de fièvre et de surinfection.

Une neutropénie sans fièvre ne nécessite pas d’antibiotiques.

Il faut éviter toutes les causes possibles d’infection (lieux publics ; personnes infectées).

Une neutropénie avec fièvre nécessite l’avis de votre médecin traitant, une antibiothérapie peut être nécessaire, parfois en intra-veineuse au cours d’une hospitalisation.

Dans certain cas votre médecin pourra être amené à vous prescrire des facteurs de croissance des neutrophiles, facteurs qui sont administrés par voie sous cutané.

La baisse des plaquettes ou thrombopénie peut entraîner des saignements (saignement des gencives, du nez, d’une plaie, hématome spontané). En cas de baisse importante ou de saignement, votre médecin peut être amené à vous faire transfuser des plaquettes.

La chute des cheveux

Dans certains cas, la chute des cheveux est inévitable ; ce n’est pas grave, ils repoussent normalement dès que le traitement est terminé, mais c’est une complication moralement difficile à accepter.

Certains hommes choisiront de rester chauve, sinon il faut porter une perruque qui est partiellement prise en charge par la Sécurité Sociale. Certaines caisses remboursent la perruque sur la base d’un forfait. Certaines mutuelles prennent en charge le reste du remboursement. Le prix des perruques est très variable en fonction de la qualité. Il y a tout intérêt à se renseigner avant, auprès des mutuelles pour évaluer les coûts.

Le casque réfrigérant est le seul traitement préventif contre la chute des cheveux. Le froid par l’intermédiaire du casque entraîne une contraction des vaisseaux du cuir chevelu ce qui diminue l’arrivée des produits de chimiothérapie au niveau des cheveux et limite la chute.

Il s’agit d’un casque en matière plastique, sorti du congélateur avant le traitement, placé sur la tête 15 minutes avant le début, maintenu pendant toute la durée de la perfusion et enlevé 30 minutes après la fin de celle-ci. Il peut être douloureux voire difficile à supporter surtout au début de la pose. 0n peut être amené, pour diminuer la sensation de froid sur les zones cutanées sensibles, à mettre du coton hydrophile ou des compresses. Correctement appliqué, le casque peut parfois même dans des chimiothérapies agressives éviter la chute des cheveux.

*La fatigue

Elle est pratiquement constante au cours et au décours immédiat de la chimiothérapie. Elle varie selon la maladie elle-même, les traitements et leurs effets secondaires, l’anxiété et les troubles du sommeil.

Pour y faire face :

  • manger le plus équilibré possible,
  • se reposer chaque fois que c’est nécessaire et ne pas hésiter à faire la sieste,
  • veiller à un sommeil régulier,
  • avoir une activité physique quotidienne,
  • reprendre une activité professionnelle de façon progressive,
  • ne pas s’isoler socialement.




DR JY ROCHE - 05-06.
15 mai 2006, par Oncocha




 
 



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