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Le cancer est une maladie de la cellule
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QU’EST-CE QU’UN CANCER LAVOLE Normal LAVOLE 4 13 2006-05-10T10:34:00Z 2006-05-12T14:04:00Z 2006-05-12T14:11:00Z 1 673 3703 RESEAU DE CANCEROLOGIE 30 8 4368 11.6360 Clean Clean 21 false false false MicrosoftInternetExplorer4

Le cancer est une maladie de la cellule.

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Unité de base de l’organisme, la cellule est constituée d’une membrane qui entoure un cytoplasme où on distingue :

les mitochondries qui produisent l’énergie de la cellule

les ribosomes qui fabriquent les protéines

l’appareil de Golgi qui stocke et excrète les produits synthétisés par la cellule

le réticulum endoplasmique véritable canal de circulation des produits

le noyau qui contient l’ADN et L’ARN support de l’information génétique

Toute information nécessaire au développement et au fonctionnement de chaque cellule est contenue dans les molécules d’ADN du noyau de la cellule.

L’ADN est constitué de 2 brins qui s’enroulent sous forme d’échelles torsadées qui ont 3 milliards de barreaux.

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Les gènes sont des unités fonctionnelles au sein de ces molécules.

L’ADN contient environ 100 000 gènes.

Ce sont les gènes qui dirigent la fabrication des protéines qui sont les constituants de chaque cellule d’une part et qui interviennent dans toutes les fonctions de l’organisme d’autre part (enzymes, hormones, anticorps...)

Les chromosomes représentent l’ensemble de ce matériel ; ils sont au nombre de 46 : 23 d’origine paternelle, 23 d’origine maternelle. Chaque gène est donc présent en 2 exemplaires identiques ou différents (en cas de pathologie) ; ils constituent le génotype de l’individu.

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La multiplication cellulaire est intense durant la vie embryonnaire et pendant la croissance. Certaines cellules restent quiescentes toute leur existence (cellules nerveuses). D’autres sont le siége d’une intense multiplication cellulaire tout au long de leur vie (moelle, revêtement épithéliaux).

Les processus de multiplication cellulaire sont rigoureusement contrôlés, en particulier sous l’action de nombreux gènes :

Les oncogènes qui stimulent la division cellulaire

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Les anti-oncogènes qui inhibent cette division cellulaire

Ce sont les gènes qui codent les protéines qui sont la base du vivant :

Soit qu’elles soient les constituants de la cellule

Soit qu’elles interviennent dans de nombreuses fonctions (enzymes, hormones, anticorps).

La protéine P53 est considérée comme la gardienne de l’intégrité du gènome.

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Pour se diviser, une cellule doit doubler sa quantité d’ADN afin de léguer le même matériel génétique à ses cellules filles. Il y a duplication de l’ADN.

Une mutation peut survenir au sein d’un gène, la cellule peut parfois corriger cette anomalie, parfois elle est totalement dépassée et elle meurt, parfois elle va se mettre à se développer de façon anarchique (souvent en cas de mutations multiples) et il y a risque d’installation d’un cancer.

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C’est au moment de la division cellulaire que peut se lancer ce processus de multiplication anormale (la mutation génique crée une nouvelle protéine qui active la multiplication anarchique des cellules ou supprime des protéines qui contrôlaient la division cellulaire). C’est là également que pourront intervenir les médicaments qui visent à bloquer ce processus.

Le cancer résulte d’altérations génétiques qui perturbent l’équilibre entre stimulation et inhibition de la croissance cellulaire.

Toutes les anomalies de croissance n’aboutissent pas à un cancer, certaines proliférations cellulaires aboutissent à des lésions dites bénignes :

ces lésions ont une croissance lente et progressive

elles ne s’étendent pas aux organes voisins

elles ne mettent pas en cause la santé

elles ne récidivent pas après exérèse complète

Au contraire les lésions dites malignes :

ont une croissance rapide

peuvent s’étendre aux organes de voisinage

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peuvent s’étendre au reste de l’organisme par le biais des vaisseaux ou des lymphatiques (métastases)

 peuvent récidiver après exérèse complète

Les noms des différents types de cancers dépendent de la cellule du tissu d’origine :

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Les cancers issus des épithéliums de revêtement sont appelés épithéliomas

Les cancers issus du tissu conjonctif sont appelés sarcomes

Les cancers issus des tissus glandulaires sont appelés adénocarcinome

En fonction de leur ressemblance avec les cellules des tissus d’origine on distingue :

Les cancers différenciés ressemblant exactement aux cellules d’origine

Les cancers peu différenciés dont la ressemblance est moins importante

Les cancers indifférenciés ou anaplasiques où il n’y a plus aucune ressemblance

La vitesse de croissance d’une tumeur est appréciée par le temps de doublement.

 




Dr JY ROCHE -05-06
12 mai 2006, par Oncocha




 
 



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