Reprise à temps complet ou à temps
partiel
Le reclassement à temps partiel
Licenciement : est-ce possible ?
Reprise à temps complet ou à temps
partiel
Pour les salariés du régime général et agricole
Après une période d’arrêt de travail, vous pouvez reprendre une activité
à temps complet ou à temps partiel (mi temps thérapeutique). Pour cela il est
conseillé vivement d’effectuer une visite de pré-reprise
prévue par le code du travail. Cette visite peut être demandé par le patient,
l’employeur, le médecin traitant, ou le médecin conseil de votre caisse
d’assurance maladie.
Elle ne remplace pas la visite de
reprise du travail, demandée par l’employeur qui doit obligatoirement être
faite dans les huit jours suivant votre reprise.
La reprise à temps complet. Le
médecin établit un certificat médical de reprise de travail ; les
indemnités cessent d’être versées à cette date.
La reprise à temps partiel,
appelée aussi mi temps thérapeutique, est accordée sur prescription médicale.
Le médecin du travail demande un
avis d’aptitude à la reprise à temps
partiel à votre caisse d’assurance maladie. Vous devez informer votre employeur
qui peut refuser. Pendant cette période, votre employeur vous verse un salaire
correspondant au temps partiel travaillé. L’autre partie est versée par votre
caisse d’assurance maladie.
Une reprise à temps partiel est de trois mois renouvelable sur
prescription médicale, pour une durée maximale de trois ans. Après la visite
médicale de pré reprise de travail, un aménagement de poste est possible.
Une demande de
reclassement professionnel peut être faite auprès de la COTOREP (Commission
technique d’orientation et de
reclassement professionnel).
Pour les fonctionnaires Titulaires
La reprise à temps complet. Votre médecin établit un
certificat médical autorisant la reprise à temps complet. Il faut le remettre à
votre employeur.
Votre médecin du travail doit
informer votre administration de votre aptitude à reprendre le travail en
précisant les éventuels aménagements de poste.
Il peut proposer un reclassement professionnel.
Le comité médical peut vous
convoquer auprès d’un cancérologue expert qui confirmera le bien fondé de votre reprise
et de ses modalités.
Après un congé de longue durée
votre réintégration ne peut être réalisée que lorsque l’établissement dispose d’un poste disponible qui correspond
à la fonction occupée avant votre arrêt de travail.
La reprise à temps partiel
Elle n’est possible qu’après un
congé de longue maladie ou de longue durée ; pas après un arrêt de travail
normal. Le temps partiel doit succéder immédiatement au congé de maladie ;
sa durée totale ne peut dépasser un an sur l’ensemble de votre carrière et par
maladie.
Chaque période d’arrêt de travail
à temps partiel est accordée après avis du médecin expert du comité médical
départemental pour une durée de trois mois renouvelable une fois (soit au plus
six mois consécutifs).
En réintégrant votre poste, vous
percevez l’intégralité de votre salaire antérieur à votre arrêt de
travail ; les droits à l’avancement, les droits à la retraite, les droits
aux congés annuels restent ouverts de la même manière que pour quelqu’un qui
travaille à plein temps.
Pour les fonctionnaires contractuels
Après un congé de longue maladie, vous
pouvez :
réintégrer votre travail
prendre un congé sans rémunération si
l’incapacité d’exercer vos fonctions est temporaire
être licencié si l’incapacité est
définitive
Le reclassement à temps partiel
Lorsque les séquelles de la maladie
ne permettent pas d’envisager la reprise de son ancien métier, une nouvelle
orientation peut être envisagée.
L’organisme qui est chargé de
mettre en place ce reclassement est la COTOREP (commission technique
d’orientation et de reclassement professionnel).
Pour procéder la COTOREP tient
compte :
des compétences
du handicap physique
du niveau scolaire
de l’âge
de l’environnement familial et
social
Une demande de reclassement
professionnel nécessite d’envoyer à la COTOREP un dossier administratif et médical
complet.
En fonction de votre situation
vous pouvez bénéficier de diverses formations. Ces stages peuvent être
rémunérés et donner lieu à un diplôme. Les frais (hébergement, frais de
déplacement peuvent être pris en charge)
Quelques soient vos maladies
antérieures, dès que vous avez été reconnue apte par un médecin expert ; vous
pouvez accéder à un emploi dans la fonction publique.
Licenciement : est-ce possible ?
La maladie ne peut pas être une
cause de licenciement. L’état de santé du salarié ou les séquelles de sa
maladie, sauf inaptitude à son poste de travail reconnue par le médecin du
travail, ne peuvent pas être des critères de sanction ou de licenciement.
En cas de maladie prolongée, lorsque
l’absence entraîne une gêne réelle dans la marche du service, et que ses
absences sont répétées pour raison médicale, l’employeur peut prononcer le
licenciement. Il est tenu de reclasser le salarié inapte. Il doit
montrer qu’il a recherché toutes les solutions possibles à l’intérieur et
l’extérieur de l’entreprise, sinon le licenciement est sans cause réelle et
sérieuse.
Il ne faut pas hésiter à contacter
le médecin du travail, le comité d’entreprise, les délégués du personnel, le CHSCT
(comité d’hygiène et de sécurité des conditions de travail.) Celui-ci peut être
consulté avant toute décision d’aménagement susceptible d’influencer les
conditions de travail, d’hygiène et de sécurité.