LUTTE CONTRE LE CANCER : ARRONAX, UN CYCLOTRON À HAUTE ÉNERGIE EN 2008 À NANTES Lutte contre le cancer : Arronax, un cyclotron à haute énergie en 2008 à Nantes
Elément moteur de la dynamique du cancéropôle Grand Ouest, le cyclotron Arronax (Accélérateur pour la Recherche en Radiochimie et Oncologie à Nantes-Atlantique) sera installé en 2008 dans un bâtiment de 4.000 m², construit à proximité du CHU Nord à Saint-Herblain, indique le Conseil régional des Pays-de-la-Loire dans un communiqué.L’Etat, l’Université de Nantes, l’Europe et les collectivités territoriales dont le Conseil régional des Pays-de-la-Loire se sont associés pour réaliser ensemble ce cyclotron qui produira des radio-isotopes pour la recherche en médecine nucléaire pour des applications diagnostiques et thérapeutiques.Le 18-FDG, actuellement utilisé pour la tomographie par émission de positons (TEP), a une trop courte durée de vie qui ne convient pas pour le marquage de grosses molécules comme les anticorps et n’est pas adapté à toutes les situations pathologiques (notamment au niveau cérébral). Une dizaine d’autres radio-isotopes très prometteurs ont été identifiés et la production de certains nécessite des cyclotrons haute énergie qui sont rares en Europe et le plus souvent assez anciens.Parmi ces radio-isotopes, certains émettent des particules alpha qui sont 100 fois plus efficaces pour détruire des cellules cancéreuses (astate 211). L’équipe de recherche de Nantes est la seule en France à travailler sur cette approche d’alpha-immunothérapie.Le projet scientifique repose sur des unités de recherche Inserm spécialisées en médecine nucléaire et sur le laboratoire spécialisé en physique des particules Subatech (unité mixte). Il doit permettre la conduite de programmes de recherche interdisciplinaire pour les équipes de Nantes, Angers, Rennes, Brest, Tours et Poitiers, au sein du cancéropôle Grand Ouest.Quand le cyclotron Arronax ne sera pas utilisé à des fins médicales et de recherche, ses faisceaux serviront à mieux comprendre certains rayonnements avec des recherches en radiochimie (radiolyse alpha) et la conception de nouveaux détecteurs, a précisé le Pr Frans Corstens, président du conseil scientifique international du cyclotron et ancien président de l’Association européenne de médecine nucléaire.Il sera construit par la société belge IBA. Le coût total du projet est de 34,2 millions d’euros financés par l’Etat à hauteur de 8,4 millions, les collectivités territoriales à hauteur de 19,2 millions dont 12,7 millions pour la région et 6,6 millions pour l’Europe, précise le Conseil régional.Le coût de fonctionnement du cyclotron, estimé à 1,5 million d’euros par an, sera couvert par les participations de l’Inserm, du CNRS, de l’Ecole des Mines de Nantes, de l’Université de Nantes, du CHU de Nantes et du Centre de lutte contre le cancer René Gauducheau, ainsi que par des contrats industriels qui permettront de rentabiliser la structure./sl/ajr

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11 décembre 2006

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