LA FRANCE PARTICIPE POUR LA PREMIÈRE FOIS À LA JOURNÉE MONDIALE DU LYMPHOME, UN CANCER ENCORE MÉCONNU La France participe pour la première fois à la Journée mondiale du lymphome, un cancer encore méconnu
Troisième cancer le plus commun chez l’enfant et sixième cancer en termes d’incidence, le lymphome touche près de 150.000 personnes en France où 12.000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année. Ce type de cancer est caractérisé par un développement incontrôlé des lymphocytes, en particulier dans les ganglions du système lymphatique.Il existe une trentaine de lymphomes, classés dans deux catégories : les lymphomes hodgkiniens, ou maladie de Hodgkin, forme la plus connue qui représente un cas de lymphome sur sept, et les lymphomes non hodgkiniens dont le nombre de nouveaux cas a presque triplé en vingt ans. La pathologie est peu connue du grand public. Une enquête, réalisée en 2006 auprès de 504 patients atteints de lymphome, révèle qu’au moment du diagnostic, plus de la moitié des patients n’en avait jamais entendu parler et que près des trois quarts ignoraient qu’il s’agissait d’un cancer."La France accuse un sérieux retard en matière d’information sur les lymphomes", souligne le Dr Philippe Solal-Céligny, hématologue au Centre Jean Bernard au Mans et co-président du comité scientifique de l’association France lymphome espoir. "Alors que la demande était pressante, les patients n’avaient accès, il y a à peine un an, qu’à des brochures consultables sur des sites anglophones", rappelle-t-il. Pour répondre à ce besoin, ainsi qu’à l’absence de lieu d’échange et de soutien, cinq patients en rémission ont créé l’association France lymphome espoir en février 2006. L’année 2007 marque un tournant dans son développement, avec la participation à la Journée mondiale du lymphome, initiée il y a 15 ans par les Etats-Unis.DIAGNOSTIQUER AU PLUS VITE POUR UNE MEILLEURE GUERISONA l’occasion de l’événement, l’association organise jusqu’au 15 septembre des conférences dans les principales villes de France afin d’expliquer au public la pathologie et sa prise en charge, de faire état des recherches en cours. L’association distribuera également des affiches aux médecins généralistes et dans les hôpitaux, destinées à sensibiliser le public à travers le message : "Lymphome : le plus grave, c’est de ne pas savoir que ça peut être grave.""Même si le nombre de patients guéris a doublé depuis dix ans grâce à l’apparition de nouvelles classes de médicaments, il est nécessaire que le lymphome soit diagnostiqué au plus tôt, souligne le Dr Solal-Céligny. Pour les lymphomes les plus agressifs, le pourcentage de guérison est de 90%, à condition que le diagnostic soit précoce.""La persistance d’un ganglion pendant deux à quatre semaines ou un rapide gonflement, combinés à une perte de poids, de la fièvre ou des sueurs nocturnes, sont des symptômes qui doivent alerter le patient et son médecin."Autre initiative prévue dans le cadre de la journée mondiale : l’ouverture du blog www.lymphome2007.org, relai de l’information concernant les diverses actions régionales et nationales. C’est aussi un lieu d’échanges qui vient compléter le dynamique forum du site de France lymphome espoir, où les patients évoquent leur quotidien avec la maladie./vr/ajr

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13 septembre 2007

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