L’INSTITUT GUSTAVE ROUSSY RÉCOLTE 60.000 EUROS DE DONS À L’OCCASION D’UNE VENTE AUX ENCHÈRES L’Institut Gustave Roussy récolte 60.000 euros de dons à l’occasion d’une vente aux enchères
La manifestation intervenait dans le cadre d"’Octobre Rose", le mois international de mobilisation et de lutte contre le cancer du sein.La vente aux enchères s’est tenue à l’Hôtel Dassault-Artcurial, sur les Champs-Elysées à Paris, dans le cadre de l’opération "Du rose pour la vie", qui a permis à l’IGR de présenter l’état d’avancement de ses recherches et de promouvoir sa consultation de diagnostic en un jour, mise en place pour les femmes présentant des symptômes pouvant faire penser à un cancer du sein.Marisa Acocella Marchetto, l’auteur du roman autobiographique dessiné "Cancer and the city", était présente lors de cet événement. Son ouvrage, paru en France le 13 septembre aux éditions l’Iconoclaste, avec le soutien de Dassault, décrit son parcours d’illustratrice new-yorkaise, modifié par un diagnostic de cancer du sein. Elle y narre précisément et avec humour son combat, professionnel, médical, affectif et mental. Une partie des bénéfices de la vente de l’ouvrage est reversée à l’IGR.D’après Emmanuelle Le Roy, interrogée par l’APM, la vente des objets roses "offerts et ou créés spécialement par des grands noms de la mode et/ou du design" et des planches originales de "Cancer and the city" a quant à elle rapporté 25.000 euros, tandis que les dons spontanés récoltés à l’occasion de la soirée ont atteint environ 30.000 euros. Elle ajoute que le bilan définitif de l’opération ne pourra être donné qu’à la fin du mois d’octobre.INSTAURER LA CONFIANCE AVEC LES DONATEURS POTENTIELSCar cette opération de prestige est l’aspect le plus visible de la mobilisation de l’IGR, qui cherche à "améliorer sa notoriété spontanée" auprès du grand public. L’objectif consiste, grâce à de tels événements, à apparaître dans les médias, pour amener les donateurs potentiels sur le terrain de la confiance.Dans le même temps, l’IGR, qui connaît très bien le profil-type de ses donateurs potentiels, loue des fichiers contenant les coordonnées de personnes répondant à ces critères et les joint soit par téléphone, soit par courrier, pour les appeler au don. La cible ? Plutôt féminine, pas nécessairement jeune, urbaine, sensible à la recherche et à l’univers médical. "Idéalement, nous essayons de coupler ces deux types d’opérations complémentaires", l’image et le mailing, détaille Emmanuelle Le Roy. "C’est difficile mais c’est ce qu’il y a de plus efficace" en termes de soutien financier. Les opérations de prestige, comme cette vente aux enchères, possèdent cependant d’autres vertus : selon Emmanuelle Le Roy, "on se rend compte qu’à l’exception des proches de patients atteints de cancer, le don ne fait pas partie des préoccupations des personnes actives. Ce sont ces personnes avec lesquelles nous rentrons en contact avec ces événements, des gens différents mais aussi souvent des chefs d’entreprises", avec le mécénat en ligne de mire.Reste que les dons récoltés grâce à l’opération "Du rose pour la vie" de l’IGR iront uniquement à la recherche translationnelle bénéficiant aux patientes atteintes de cancers du sein. Emmanuelle Le Roy admet qu’en France, par exemple, la mobilisation sur le cancer de la prostate en est "au niveau de celle du cancer du sein... il y a 20 ans"./ep/ajr

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11 octobre 2007

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