HOSPITALISATIONS NON DÉSIRÉES : EFFICACITÉ D’UNE ÉQUIPE D’URGENCE SPÉCIALISÉE Hospitalisations non désirées : efficacité d’une équipe d’urgence spécialisée
Jean-François Ciais, de l’équipe mobile de soins palliatifs du CHU de Nice, et ses collègues, ont mené une étude afin d’évaluer l’impact d’une équipe d’urgence spécialisée sur le maintien à domicile de patients en phase terminale à domicile, en situation de crise mais ne désirant pas être hospitalisés. Sur demande du Samu, une équipe constituée d’un infirmier et d’un accompagnant bénévole, intervenait à domicile, en complément d’un médecin. Lorsque le patient souhaitait rester à domicile, l’équipe avait pour mission de l’accompagner ainsi que son entourage et de donner les soins de confort nécessaires le temps que la situation de crise se stabilise.L’étude a comparé une année d’appels au Samu dans un contexte habituel, avec une année d’intervention de l’équipe paramédicale d’urgence spécialisée.D’après leurs résultats, 14% des patients ont été hospitalisés pendant la période d’intervention contre 48% au cours de l’année contrôle. Le risque d’hospitalisation de patients souhaitant rester à domicile s’est donc révélé 70% moins élevé lors de l’intervention de l’équipe d’urgence spécialisée, par rapport à une intervention du Samu classique."L’équipe d’urgence a été perçue comme un maillon complémentaire et nécessaire dans le dispositif d’aide médicale urgente et de soins à domicile en situation palliative. L’articulation avec les structures existantes n’a posé aucun problème. Les familles ont trouvé une aide considérable dans des situations particulièrement difficiles", soulignent les auteurs. "Une équipe d’urgence spécialisée, intervenant sur demande du Samu, constitue donc une réponse concrète au problèmes des hospitalisations non désirées, en situation de crise, pour les patients en phase terminale, à domicile", concluent les médecins du CHU de Nice. "Un tel dispositif va dans le sens du respect des choix du patient par une aide au maintien à domicile jusqu’au bout", ajoutent-ils. Les auteurs proposent de financer un tel dispositif grâce aux économies réalisées sur les hospitalisations./sc/ajr(La presse médicale, mars 2007, vol. 36, p.404-409)

 |
© APM |
5 mars 2007

|
|