EUROCANCER DRESSE LE BILAN DE L’ASCO 2007 EN CANCÉROLOGIE DIGESTIVE Eurocancer dresse le bilan de l’Asco 2007 en cancérologie digestive
L’un des modérateurs de la session, Olivier Bouché (CHU de Reims), a souligné la richesse de cette édition, qui a vu deux études de cancérologie digestive présentées en sessions plénières, ce qui est "exceptionnel". HEPATOCARCINOME : LE "SCOOP" DU SORAFENIBParmi les études sur les cancers digestifs les plus intéressantes, le Pr Thierry André a relevé le "scoop" de cette année, sur le sorafénib, efficace dans le carcinome hépatocellulaire, mais également l’étude portant sur la chimiothérapie péri-opératoire pour les patients avec des métastases hépatiques résécables liées à un cancer colorectal. Présentée par le Pr Bernard Nordlinger (Hôpital Ambroise Paré, Boulogne-Billancourt), elle a montré une amélioration de la survie sans progression de 9% de ces patients, après administration de 6 cycles de Folfox 4 (oxaliplatine, 5-FU/acide folinique) avant et après résection des métastases hépatiques. "Personne n’avait réussi auparavant à conduire une étude sur ce thème avec des effectifs suffisants", a souligné le Pr Thierry André, détaillant les critères d’inclusion. "Si le résultat passe très près de la significativité en intention de traiter sans l’atteindre, elle apporte la preuve que cette chimiothérapie est bénéfique pour ces patients, pour lesquels elle va devenir un standard". Il a en revanche insisté sur la question de l’administration en tant que néo-adjuvant, dont le bénéfice n’est pas prouvé. Concernant l’actualisation à 6 ans des données de l’étude MOSAIC, présentée par le Pr Aimery de Gramont (Hôpital Saint-Antoine, Paris), elle confirme l’intérêt du protocole Folfox 4 (oxaliplatine, 5-FU/acide folinique), déjà standard pour les patients au stade III, mais elle l’infirme pour le stade II. En revanche, la neuropathie reste un problème. Même si une minorité de patients sont gênés, « le maniement de cette chimiothérapie reste à connaître ». CETUXIMAB SUR TOUTES LES LIGNESL’essai Optimox 2 testait le concept de pause thérapeutique par rapport à un traitement de maintenance (LV/5-FU2s) avec un protocole Folfox7, sur des patients atteints de cancers colorectaux métastatiques. Il a été présenté par le Pr Maindrault-Goebel (Hôpital Saint-Antoine, Paris), et "les résultats montrent que les pauses thérapeutiques ne peuvent être recommandées. En revanche des questions se posent sur les pauses plus courtes, ou sur la substitution de la chimiothérapie à certains moments par une thérapie plus ciblée, avec moins d’effets délétères". Les études de première, deuxième et troisième lignes sur les effets du cétuximab ont aussi apporté des réponses : si le cétuximab a été présenté comme une nouvelle option de première ligne dans la prise en charge des cancers colorectaux métastatiques, pour le Pr Thierry André, "ces résultats sont un peu décevants, avec une survie sans progression améliorée d’un mois seulement". "En revanche c’est la première fois qu’un médicament en monothérapie versus ’best suportive care’ apporte une amélioration significative en terme de survie globale en troisième ligne pour ce cancer. Si ce médicament est incontournable, on attend désormais des facteurs de prédiction de réponse, en cours de validation par des essais thérapeutiques », a-t-il conclu./ep/ajr

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6 juillet 2007

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