ET RÉDUIT LES SÉQUELLES DE LA PROSTATECTOMIE et réduit les séquelles de la prostatectomie
Il y a une quinzaine d’années, la chirurgie a fait un bond considérable avec l’arrivée de la coelioscopie, une technique qui consiste à opérer sans ouvrir la paroi abdominale à l’aide d’une caméra et d’outils introduits par de petites incisions. L’intervention, moins invasive, a l’avantage de réduire les séquelles et le séjour du patient à l’hôpital.La coelisocopie demande cependant une grande dextérité de la part du chirurgien. "Les résultats de l’opération dépendent beaucoup de l’expérience du chirurgien et de sa capacité à effectuer des gestes minutieux et très précis", indique à l’APM le Pr Daniel Denchimol, chirurgien à l’hôpital de Nice. "Avec le robot Da Vinci, la dextérité du chirurgien est sublimée, et les résultats sont identiques, quel que soit le praticien."Le robot Da Vinci est une innovation basée sur le principe de la coelioscopie, apparue à l’orée du développement de la téléchirurgie. Le chirurgien travaille à distance du patient sur une plateforme qui englobe tout son champ de vision. Les images sont retransmises en 3D, avec un agrandissement de 10 à 12 fois des tissus, ce qui permet d’avoir une perception parfaite des gestes à effectuer et facilite ainsi la microdissection.La grande particularité du robot est sa capacité à retranscrire les gestes du chirurgien effectués sur le moniteur à l’aide de manettes captant avec précision les mouvements de chaque doigt. Le praticien n’a donc pas de contact direct avec les outils. C’est le robot qui analyse ses mouvements et les reproduit avec les micro-instruments introduits dans le corps du patient, en réduisant l’amplitude du geste. D’où cette grande dextérité, accessible à tout chirurgien.DES COMPLICATIONS POST-OPERATOIRES QUASI-NULLESLa microchirurgie robotisée est particulièrement indiquée pour la prostatectomie, une opération qui exige une extrême précision pour éviter de léser les bandelettes vasculo-nerveuses accolées à la prostate qui conduisent les vaisseaux vers la verge et garantissent l’érection."En chirurgie conventionnelle, la prostatectomie provoque une impuissance chez 50% à 60% des patients opérés", précise le Pr Denchimol. "Grâce au robot, ce taux chute à 20%." A Nice, où l’appareil est en essai depuis six mois, une vingtaine de patients atteints d’un cancer de la prostate ont déjà bénéficié de la nouvelle technique. La récupération des patients a été très rapide et les douleurs post opératoires peu importantes. Plus marquant encore, moins de 1% d’entre eux souffre d’incontinence et 70% ont retrouvé une activité sexuelle identique à celle d’avant l’opération.En raison de sa précision et de la réduction des complications, le robot est également indiqué pour l’excision du mésorectum dans le cas du cancer colorectal ou pour les sutures de l’estomac dans la chirurgie de l’obésité.Seul inconvénient : son coût. Le Da Vinci coute 1.800.000 euros, un investissement financé par le Conseil Général, dans le cadre d’un appel à projet, et sa maintenance nécessite un apport annuel de 120.000 euros. Sans compter le surcoût de 2.000 euros que représente chaque intervention, "qu’il n’est pas question de faire payer au malade", affirme le chirurgien.Tant que la méthode est en cours de validation, aucune subvention ne peut être attribuée par les pouvoirs publics. Au total, quatre robots sont aujourd’hui opérationnels en France dans les hôpitaux de Strasbourg, Marseille, Nice et Lyon./vr/ajr

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18 octobre 2007

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