EN EUROPE, LE DÉPLOIEMENT DU DÉPISTAGE ORGANISÉ DU CANCER COLORECTAL EST ENCORE TROP LENT En Europe, le déploiement du dépistage organisé du cancer colorectal est encore trop lent
Le Pr Faivre, interrogé par l’APM, précise qu’"au niveau européen, [la signature de cette déclaration] a pour objectif de stimuler le Commission européenne à faire appliquer des recommandations qu’elle a elle-même formulées, lisibles dans le Code européen contre le cancer et au Journal officiel de l’Union européenne du 2 décembre 2003".Les mesures préconisées par la déclaration de Bruxelles permettraient également un nivellement par le haut des politiques européennes en termes de dépistage du cancer colorectal, très inégales : "trois pays ont un programme organisé de dépistage du cancer colorectal en cours de généralisation : la France, le Royaume Uni et la Finlande. Il y a aussi un programme national en Allemagne depuis 30 ans, pas vraiment organisé, avec des taux de participation bas (15 à 20% pour les tests de recherche d’un saignement occulte)", cite le spécialiste. "D’autres programmes sont en cours, ou en train de démarrer en Hollande, en Belgique, en Tchéquie, en Italie et en Irlande", poursuit-il.Selon lui, l’hexagone se situerait plutôt à l’avant du peloton : "en France, la déclaration de Bruxelles se retrouve dans sa quasi totalité dans le cahier des charges du dépistage publié dans l’arrêté du 29 septembre 2006 au Journal officiel. Le programme national est en train de se déployer, une soixantaine de départements sont maintenant autorisés. On en sera à plus de 90% avant la fin de l’année".Le cancer du côlon est devenu le cancer le plus diagnostiqué en Europe, mais touche 400.000 Européens chaque année./ep/ajr

 |
© APM |
15 mai 2007

|
|