DÉTECTION DES CANCERS D’ORIGINE PROFESSIONNELLE : UN DÉPLIANT PRÉCISE LE RÔLE DES MÉDECINS Détection des cancers d’origine professionnelle : un dépliant précise le rôle des médecins
Intitulé "Détection des cancers professionnels : quelques clés pour agir", ce document de six pages rappelle que 5 à 10% des cancers sont dus à une exposition à des agents cancérogènes sur le lieu de travail et qu’ils peuvent, à ce titre, être indemnisés.L’Inca dresse une liste des métiers pour lesquels existe un risque potentiel d’exposition professionnelle, comme l’industrie chimique, métallurgique, le milieu viticole ou encore celui du bâtiment.Pour que l’origine professionnelle du cancer soit reconnue, la pathologie doit correspondre aux conditions des tableaux des maladies professionnelles. Un guide de ces tableaux est disponible gratuitement auprès des services prévention des Caisses régionales d’assurance maladie et sur le site Internet de l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS : www.inrs.fr).L’intérêt de déclarer comme maladie professionnelle un cancer dû à une exposition à un agent cancérogène sur son lieu de travail est qu’en cas d’arrêt de travail, les indemnités journalières sont plus élevées qu’en cas de simple arrêt maladie, et non imposables, souligne l’Inca. De plus, la protection dont bénéficie un salarié à sa reprise est plus importante. Enfin, une rente ou une indemnité est versée à la victime en cas de séquelles définitives, ou à ses ayants droit en cas de décès imputable à la maladie.Le rôle du médecin dans la reconnaissance d’un cancer comme maladie professionnelle consiste à rédiger un certificat médical qu’il remet à son patient. Ce dernier le joindra à sa déclaration de maladie professionnelle, obtenue auprès de sa caisse d’assurance maladie, qu’il adressera à la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM), explique l’Inca.L’institut cite enfin quelques-uns des produits pour lesquels un risque cancérogène est sinon avéré du moins suspecté, le nombre estimé de salariés qui y sont exposés, ainsi que les organes cibles de ces produits. Il dresse par ailleurs la liste des associations de victimes pouvant aider les patients et leurs proches dans leur démarche.Le document est actuellement adressé à tous les médecins généralistes, les urologues, les pneumologues, les oncologues, les hématologues, les dermatologues, les ORL et diffusé par l’intermédiaire des Directions départementales et régionales des affaires sanitaires et sociales (Ddass et Drass) et des CPAM. Il est également téléchargeable sur les sites Internet de l’Inca (www.e-cancer.fr) et du ministère de la Santé (www.sante.gouv.fr)./ar/mr

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14 décembre 2006

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