CANCÉROLOGIE : LE MÉTIER D’INFIRMIER DE NUIT EXPLIQUÉ À L’INSTITUT GUSTAVE ROUSSY Cancérologie : le métier d’infirmier de nuit expliqué à l’Institut Gustave Roussy
"Cette année, nous avons été particulièrement surpris par l’enthousiasme des futurs professionnels et des échanges fructueux que nous avons eu avec eux", a indiqué Marie-Paule Etcheverry, directrice adjointe des soins à l’IGR, lors d’une interview accordée à APM Santé. "Beaucoup nous ont affirmé que cette visite avait modifié leur image négative sur la cancérologie", a-t-elle ajouté. L’infirmière s’est également félicitée de la forte mobilisation du personnel infirmier de l’IGR lors de la visite des différents services proposée aux étudiants.Entre 35 et 40 diplômés et étudiants infirmiers ont assisté hier à la nocturne organisée par l’IGR, pour la deuxième année consécutive, afin de présenter l’Institut et ses opportunités d’emploi. Actuellement l’IGR emploie 150 infirmiers de nuits et 300 infirmiers de jour pour un total de 400 lits dédiés à recevoir des patients atteints de tout type de cancer y compris pédiatriques. "A l’inverse des autres établissements de santé où le service de nuit est très ralenti, le travail des infirmiers de nuits à l’IGR présente le même intérêt technique que celui du personnel de jour. De nombreux patients souffrant d’un cancer nécessitent en effet une prise en charge 24h/24h (pour un traitement de chimiothérapie par exemple) ce qui engendre le besoin d’une surveillance accrue des complications induites par ces traitements", explique la directrice adjointe des soins de l’IGR.Etre infirmier à l’IGR procure différents avantages : la possibilité de travailler avec des équipes de disciplines variées (chirurgie, médecine, ORL, chirurgie, réanimation), l’opportunité d’acquérir une expertise en chimiothérapie et dans différentes autres technologies de haut niveau ou encore participer à des essais thérapeutiques."Un des aspects très apprécié de notre métier à l’IGR repose sur la part importante accordée au temps ’infirmier’ c’est à dire à la prise en charge globale du patient, non limitée à l’aspect uniquement technique. Ainsi, les infirmières volontaires ont la possibilité de mettre en place des unités de consultation pour l’éducation et l’information dédiée aux patients et à leur famille", explique Marie-Paule Etcheverry.ENCADREMENT ET FORMATIONS CONTINUESLa directrice adjointe des soins a également souligné l’encadrement élevé dont bénéficient les infirmiers à l’IGR : un tutorage avec une formation individualisée d’un mois minimum à l’entrée dans l’établissement mais aussi des accompagnements psychologiques et des formations à la gestion du stress par la suite. "Le métier d’infirmier auprès de patients souffrant de cancer exige en effet une grande rigueur, de la technicité, un savoir-faire pointu mais également un savoir-être et une maîtrise de soi nécessaires à la gestion du stress", affirme l’infirmière cadre. "Le turn-over représente environ 30% des effectifs tous les 12 à 18 mois. La raison principale invoquée par les candidats sortants est la distance de Paris ou le coût des loyers notamment pour ceux arrivant de province", explique Marie-Paule Etcheverry.Le salaire d’un infirmier débutant à l’IGR s’élève à environ 2000 euros, plus une prime de 250 euros pour le personnel de nuit. "C’est un revenu supérieur à celui d’un infirmier dans un hôpital de l’AP-HP mais en revanche, similaire à celui des autres centres anticancéreux en province où le niveau de vie est pourtant inférieur à la région parisienne", souligne l’infirmière de l’IGR. Les infirmiers travaillent en moyenne 3 nuits de 12 heures par semaine pour un total de 125 nuits par an.En 2005, une quinzaine d’infirmiers, sur la trentaine présente lors des portes ouvertes ont été recrutés ultérieurement à l’IGR. "Ce matin, j’ai déjà une douzaine de candidatures sur mon bureau", se réjouit Marie-Paule Etcheverry. "Je dispose de 50 postes directement accessibles en CDI qui sont actuellement occupés par des vacataires", confie-t-elle./sc/ajrwww.igr.fr

 |
© APM |
13 octobre 2006

|
|