CANCER PÉDIATRIQUE : PREMIÈRE PROTONTHÉRAPIE SOUS ANESTHÉSIE GÉNÉRALE CHEZ UN NOURRISSON Cancer pédiatrique : première protonthérapie sous anesthésie générale chez un nourrisson
La protonthérapie est une technique de radiothérapie conformationnelle qui permet d’irradier avec précision et fiabilité des tumeurs situées à proximité d’organes sensibles. Parfaitement adaptée au traitement des tumeurs pédiatriques et des tumeurs rares, elle ne s’adresse toutefois qu’aux enfants de plus de 4 ans.En effet, cette forme de thérapie nécessite un positionnement au millimètre près, obtenu à l’aide d’un masque de contention et d’un fauteuil robotisé, dont l’installation, relativement longue (une vingtaine de minutes) n’est pas envisageable chez le très jeune enfant, explique l’Institut Curie dans un communiqué.Seule une anesthésie générale peut régler le problème. Jusqu’à présent, les enfants de moins de 4 ans nécessitant un traitement par protons devaient se rendre aux Etats-Unis ou en Suisse pour se faire soigner. Désormais, grâce à la venue au Centre de Protonthérapie de l’Institut Curie (Orsay, Essonne) d’une équipe d’anesthésistes, ils pourront être traités en France. La première patiente à avoir bénéficié de cette avancée thérapeutique est une petite fille âgée de 2 ans, atteinte d’un rhabdomyosarcome au niveau du globe oculaire. Dans son cas, la protonthérapie a permis de minimiser l’irradiation au niveau des deux yeux et des os du visage et, par conséquent, de réduire les séquelles à long terme.Selon l’Institut Curie, une dizaine d’enfants pourront ainsi être traités chaque année et, d’ici deux à trois ans, une vingtaine. Les indications, très précises et actuellement limitées, doivent encore être discutées avec l’équipe qui a en charge l’enfant.L’installation d’une équipe d’anesthésie au Centre de Protonthérapie de Curie s’inscrit dans le cadre du plan de rénovation complète du centre, dont l’objectif est, d’ici 2009, de doubler le nombre de patients traités.Les cancers pédiatriques comptent pour 1% des cancers et représentent la deuxième cause de mortalité chez les enfants de 1 à 15 ans. On déplore chaque année 2.000 nouveaux cas, dont 30% de leucémies et 70% de tumeurs solides./ar/ajr

 |
© APM |
27 juin 2006

|
|