CANCER : LE CHU DE SAINT-ETIENNE S’ÉQUIPE D’UN SYSTÈME DE CHIMIOTHÉRAPIE HYPERTHERMIQUE INTRA-PÉRITONÉALE, CAVITHERM* Cancer : le CHU de Saint-Etienne s’équipe d’un système de chimiothérapie hyperthermique intra-péritonéale, Cavitherm*
La chimio-hyperthermie intra-péritonéale (CHIP) est un traitement proposé pour traiter les lésions tumorales disséminées dans la cavité abdominale, sur le péritoine, formant la carcinose péritonéale. Elle s’adresse principalement aux carcinoses d’origine colique, du mésothéliome et bientôt d’origine ovarienne.Ce traitement à ventre fermé s’applique après ablation des lésions tumorales par exérèse chirurgicale.Lorsque toutes les lésions visibles à l’oeil nu ont été enlevées, l’abdomen du patient est rempli d’un liquide qui est chauffé à 42°C. Ce liquide contenant la chimiothérapie circule dans l’abdomen du patient pendant 1h30, rappelle le Pr Jack Porcheron, chef de service chirurgie générale, digestive, thoracique et urgence au CHU de St-Etienne.L’action combinée de la chaleur et de la chimiothérapie permet de détruire plus efficacement les cellules microscopiques résiduelles, en augmentant l’absorption, explique-t-il.Jusqu’à présent, l’équipe stéphanoise devait combiner plusieurs appareils pour appliquer ce traitement. L’arrivée de l’appareil Cavitherm* de la société lyonnaise EFS va grandement faciliter la mise en oeuvre du traitement et en augmenter l’efficacité en régulant précisément en continu le chauffage et la mise en circulation des fluides actifs, indique le médecin.Cavitherm* a été développé avec le laboratoire d’hyperthermie d’oncologie de Lyon Sud (François Gilly et Annie Sayag, CH Lyon Sud), avec l’association de l’Ecole des mines de Saint-Etienne. D’autres établissements sont déjà équipés, notamment le CHU de Grenoble, cite-t-il.Après l’avoir eu en prêt, le CHU de Saint-Etienne a acquis l’appareil d’un coût d’environ 76.000 euros grâce au comité de la Ligue contre le cancer de la Loire.Le traitement concerne une quinzaine de patients par an au CHU de Saint-Etienne."Tout l’enjeu maintenant va être d’adapter la CHIP au cancer de l’ovaire", indique le Pr Porcheron, interrogé sur les développements de ce traitement. Le CHU de Saint-Etienne devrait participer à un essai multicentrique en cours de préparation par l’équipe de Lyon.L’arrivée des taxanes dans le cancer de l’ovaire a retardé ce développement car ils apportaient de meilleurs résultats que les chimiothérapies antérieures. Il n’existe pas encore de vrai protocole pour la CHIP avec les taxanes. Il faut d’abord connaître le comportement des médicaments à la chaleur, afin de prévenir notamment les risques de toxicité du traitement. La CHIP est surtout utilisée avec des anticancéreux plus anciens, le cisplatine et la mitomycine, explique le spécialiste./sl/ajr

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27 novembre 2006

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