CANCER : JACQUES CHIRAC APPELLE À INTENSIFIER LA MOBILISATION DANS TROIS GRANDS DOMAINES Cancer : Jacques Chirac appelle à intensifier la mobilisation dans trois grands domaines
"Au-delà de la poursuite de ce qui est engagé, il nous faudra intensifier le champ de notre mobilisation et cela dans trois domaines qui me paraissent essentiels", a indiqué Jacques Chirac à l’occasion du quatrième anniversaire du lancement du plan cancer.Il convient de "mieux prévenir les cancers liés à l’environnement et aux pollutions", d’"accélérer la marche vers les traitements ciblés et individualisés" et d’"aider les pays les plus pauvres à mieux prendre en charge leurs malades".Après avoir franchi des étapes "importantes" comme la mise en place du Plan national santé-environnement et du Plan santé au travail ainsi que l’adoption du règlement européen sur le contrôle des substances chimiques, "il nous faut maintenant focaliser cette mobilisation sur les risques de cancers liés à l’environnement", a expliqué le chef de l’Etat.Cette mobilisation passe par le développement de "nos dispositifs de veille sanitaire environnementale", la conduite d’"études épidémiologiques et toxicologiques de grande ampleur pour mesurer très exactement les risques encourus" et l’accentuation de la recherche "afin de mieux cerner les interactions entre les gènes et l’environnement".Il reviendra à l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset), "dont les moyens devront être renforcés", de constituer le "pivot de ce programme d’action" en "étroite liaison" avec l’Institut national du cancer (Inca), a précisé Jacques Chirac.Sur les traitements ciblés et individualisés, il a estimé que la France se devait d’être "à la pointe des recherches" en matière d’imagerie moléculaire, d’identification de cellules souches ou de compréhension des prédispositions génétiques."Le moment venu", la France devra aussi en assurer "l’égal accès à tous les malades", a-t-il ajouté.Sur le troisième domaine, "l’élan de solidarité qui est au coeur du plan cancer ne doit pas s’arrêter à nos frontières", a souligné le chef de l’Etat en appelant à aider les pays en développement à lutter contre "ce fléau".Indiquant à ce sujet qu’il avait réuni il y a quelques jours une conférence internationale pour le développement de la couverture maladie dans les pays pauvres, Jacques Chirac a suggéré de mettre en place des "financements innovants au niveau mondial" à l’instar de la contribution sur les billets d’avion créée pour lutter contre les grandes pandémies.Le président de la République a par ailleurs demandé que les efforts engagés dans d’autres domaines soient poursuivis, notamment en matière d’équipements, d’effectifs et de formation de personnels soignants et contre le tabagisme et l’alcoolisme.Sur le dépistage, il a indiqué qu’il souhaitait que les vaccins contre le cancer du col de l’utérus qui sont déjà commercialisés ou sont en voie de l’être "soient remboursés dans les meilleures conditions et dans les meilleurs délais".MERCI A TOUS LES ACTEURSJacques Chirac, qui quittera ses fonctions le 17 mai prochain, a auparavant vivement remercié tous les acteurs de la cancérologie, réunis pour l’occasion à l’Elysée, pour leur mobilisation au cours des quatre dernières années."Vous pouvez être fiers des progrès accomplis face au cancer", a-t-il déclaré au début de son discours. "En à peine quatre ans, vous avez su briser les tabous et entraîner la société toute entière dans ce qui est un combat pour la vie", a-t-il ajouté tout en soulignant que le "combat ne fait que commencer".Le président a salué la place prise par les malades ainsi que la mobilisation des chercheurs et des professionnels de santé.Il a rendu tout particulièrement hommage au Pr David Khayat, ancien président de l’Inca, au Pr Henri Pujol, président de la Ligue contre le cancer, au Pr Dominique Maraninchi, président de l’Inca, et au Pr Victor Izraël (hôpital Tenon, AP-HP) "sans lesquels il n’y aurait jamais eu de plan cancer"."Ce qui fait l’originalité du plan cancer, c’est qu’il a été conçu par les acteurs mêmes, et cela au seul service des malades et de leurs proches", a souligné Jacques Chirac./san/ajr

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27 mars 2007

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