CANCER DU SEIN : UNE JOURNÉE D’INFORMATION SUR L’APRÈS-DÉPISTAGE ORGANISÉE PAR EUROPA DONNA Cancer du sein : une journée d’information sur l’après-dépistage organisée par Europa Donna
L’association de femmes et de patientes poursuit ses activités pour encourager les femmes à participer au dépistage avec des actions spécifiques au niveau local comme la traduction d’une brochure d’information en turc et en arabe et sa diffusion dans les centres sociaux à Bordeaux, a indiqué jeudi à APM Santé Nicole Zernik, présidente de l’association française.Mais Europa Donna cherche aussi à répondre aux nombreuses questions que se posent les femmes confrontées à un dépistage positif ou suspect, qui marque le début d’une longue suite d’interrogations et d’un long parcours. Avec le développement du dépistage organisé du cancer du sein en France, de plus en plus de petits cancers sont décelés, explique la présidente.Si les femmes trouvent aujourd’hui aisément et en abondance les réponses qu’elles se posent à propos du dépistage, notamment auprès d’Europa Donna Forum France dont le site Internet reçoit 130.000 visites mensuelles (contre 20.000 il y a trois ans) et le service téléphonique cinq à dix appels par jour, il n’en est pas toujours de même pour les étapes ultérieures.Quel(s) examen(s) complémentaire(s) pour confirmer le diagnostic ?, quel type de cancer ?, quel traitement ?... Pour répondre, l’association a invité pour son colloque annuel des experts qui dresseront un état des connaissances et répondront aux questions des quelque 250 participants attendus.Les Drs Michèle Escoute, radiologue à Marseille, et Anne de Roquancourt, anatomopathologiste à l’hôpital Saint-Louis à Paris, développent les thèmes du diagnostic par l’imagerie et la radiologie interventionnelle. Le Dr Daniel Serin, radiothérapeute à l’Institut Sainte-Catherine d’Avignon, aborde l’apport d’éléments moléculaires qui s’ajoutent à la classification TNM, notamment les cancers surexprimant HER2.Les Drs Edwige Bourstyn, chirurgien à l’hôpital Saint-Louis à Paris, et Alain Fourquet, radiothérapeute à l’Institut Curie, s’expriment sur les cancers in situ et le paradoxe d’une des formes les moins graves qui suscite parfois les gestes les plus larges, la difficulté de la décision et du choix face aux bons résultats à long terme et au pronostic local. Le colloque est animé par le Dr Pascale Romestaing, radiothérapeute aux Hospices civils de Lyon (HCL).L’association rassemble maintenant 2.200 adhérentes et dispose de 11 délégations (Paris, Strasbourg, Evry, Orléans, Angers, Tours, Auxerre, Lyon, Bordeaux, Avignon et Marseille). Nicole Zernik espère pouvoir en ouvrir de nouvelles en 2006, peut-être à Clermont-Ferrand, Lille et Toulouse.La présidente d’Europa Donna Forum France, qui est récemment devenue vice-présidente de l’association européenne, travaille aussi beaucoup à l’harmonisation de la qualité du dépistage et des traitements dans tous les pays d’Europe.En France, les difficultés concernent surtout les délais d’obtention d’un premier rendez-vous et de la programmation de la chirurgie, qui sont générateurs d’angoisse supplémentaire pour les femmes. L’augmentation du nombre de cancers et la baisse de la démographie médicale ne vont pas améliorer la situation, note Nicole Zernik.L’association aimerait aussi avoir une meilleure visibilité dans les établissements de santé toujours pour mieux diffuser l’information, grâce à un partenariat plus actif avec certains médecins./sl/ar/ajr

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16 juin 2006

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