CANCER DU SEIN ET CHIMIOTHÉRAPIE PAR VOIE ORALE : 53% DES FEMMES LA PLÉBISCITENT Cancer du sein et chimiothérapie par voie orale : 53% des femmes la plébiscitent
Afin de mieux connaître le sentiment des femmes face au cancer et à ses traitements, cette enquête a été menée par téléphone auprès de 3.226 femmes âgées de 18 ans et plus représentatives de la population française. Parmi elles, 7% (soit 222) ont déclaré avoir été déjà atteintes par cette maladie dont près de la moitié d’un cancer du sein et 25% d’entre elles ont reçu un traitement anti-cancéreux par voie orale (hormonothérapie dans 15% des cas, chimiothérapie dans 12%).Sur les 3.226 femmes, 53% préfèrent un anti-cancéreux par voie orale, versus 40% chez celles déjà atteintes et 54% chez les femmes indemnes de la maladie. A l’inverse, elles sont respectivement 26%, 35% et 25% à préférer une chimiothérapie par voie intra-veineuse.Pour 56% des patientes déjà atteintes d’un cancer (mammaire ou autre) et 62% des femmes indemnes, les raisons de la préférence d’un traitement oral sont liées à la possibilité de le prendre à domicile. Pour respectivement 55% et 60%, cette voie d’administration apparaît par ailleurs plus facile d’utilisation, pour respectivement 50% et 49%, elle ne contraint pas à se déplacer et pour encore respectivement 51% et 60%, l’absence de cathéter est un élément appréciable.Toutefois, concernant le traitement par voie intra-veineuse, 53% des femmes déjà atteintes d’un cancer (du sein ou autre) estiment que celui-ci semble plus efficace, contre 60% de celles indemnes de tout cancer. En outre, pour respectivement 48% et 55%, l’absorption par voie veineuse serait meilleure que la voie orale. Enfin, respectivement 42% et 54% redoutent un oubli de prise médicamenteuse, de même 53% des patientes ayant déjà subi un cancer et 43% de celles dans le cas contraire préfèrent être soignées dans un environnement médicalisé.Au final, les femmes favorables à toute chimiothérapie orale expliquent leur préférence en raison d’un meilleur confort de vie qui rend possible une vie socio-professionnelle normale, alors que les plus réticentes justifient leurs positions par la croyance d’une moindre efficacité et le fait d’être rassurées par l’environnement médicalisé./ajr

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9 janvier 2007

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