CANCER DU POUMON : UN TEST DE DÉPISTAGE DONNE DES RÉSULTATS PROMETTEURS Cancer du poumon : un test de dépistage donne des résultats prometteurs
Dorothy M. Moore et D. James Moore, chercheurs à l’université Purdue à West Lafayette, ont comparé quatre protocoles visant à déterminer le taux de tNOX dans le sang de 421 volontaires, dont 104 patients atteints d’un cancer du poumon, 175 fumeurs indemnes de la maladie, 117 malades en consultation externe sélectionnés au hasard et 25 personnes en bonne santé.La protéine tNOX appartient à la famille des protéines impliquées dans la croissance cellulaire. Les cellules normales expriment cette enzyme uniquement lors de la division cellulaire en réponse aux signaux hormonaux de croissance. A l’inverse, les cellules cancéreuses peuvent exprimer cette enzyme à tout moment. Cette forme hyperactive de NOX, baptisée tNOX (pour tumor-associated NOX), est considérée comme vitale pour la croissance des cellules cancéreuses, car les médicaments qui inhibent l’activité de tNOX bloquent également la croissance des cellules tumorales en culture.Les chercheurs ont fabriqué deux anticorps dirigés contre la protéine tNOX, qu’ils ont utilisés pour dépister une éventuelle suractivité enzymatique témoignant d’un cancer du poumon chez les participants. Ils ont par ailleurs eu recours à deux protocoles basés sur des techniques de dépistage rapide."Chez les individus en bonne santé, nous n’avons eu aucun faux positifs sur 25", a indiqué D. James Moore. "Chez les patients cancéreux, 103 des 104 malades étaient positifs pour le tNOX. Chez les fumeurs de plus de 40 ans, 12% étaient positifs, ce qui correspond à l’incidence normale déterminée par la tomographie de haute résolution".Pour les chercheurs, un test reposant sur la protéine tNOX pourrait constituer un outil de dépistage pour un diagnostic précoce de cancer du poumon. Les personnes chez qui le test serait positif seraient encouragées à passer les examens conventionnels afin de confirmer ce premier diagnostic.Les chercheurs mènent d’ores et déjà des essais comparables dans les cancers du côlon, de l’ovaire, de la prostate et du sein. Ils envisagent de mener trois études en collaboration avec d’autres équipes dans lesquelles ils compareraient les résultats obtenus avec le test tNOX et ceux obtenus avec les examens standards./ar/ajr

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15 septembre 2006

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