CANCER DE LA PROSTATE : UNE VENTE DE TABLEAUX POUR FINANCER LA RECHERCHE À L’INSTITUT GUSTAVE ROUSSY Cancer de la prostate : une vente de tableaux pour financer la recherche à l’Institut Gustave Roussy
Le centre de lutte contre le cancer a demandé à 100 personnalités -écrivains, comédiens, chanteurs, grands couturiers ou chercheurs (Michel Kazatchkine, Axel Kahn)- de réaliser un tableau pendant l’été. Les oeuvres seront présentées de jeudi à lundi avant d’être vendues aux enchères par Artcurial à l’hôtel Dassault lundi 16 octobre à 19 heures.L’initiative "100 hommes pour la vie" qui a reçu le soutien d’Amgen France vise à informer les patients sur le cancer de la prostate. Les fonds récoltés permettront de créer et de diffuser un document d’information réalisé par les spécialistes de l’IGR pour fournir une information claire, simple et exhaustive sur tous les traitements disponibles pour qu’ils puissent choisir en toute connaissance de cause, indique l’IGR dans un communiqué.Au stade localisé, la prise en charge du cancer de la prostate repose sur différentes options (chirurgie, radiothérapie, curiethérapie, ultrasons) mais les patients n’ont pas toujours le choix selon l’établissement où ils sont soignés. Or les effets secondaires ou complications varient selon les modalités.Dans un deuxième temps, l’IGR prévoit de créer un nouveau type de consultation pour ce cancer. Il s’agit d’une double consultation avec un chirurgien puis un médecin oncologue ou un radiothérapeute, pour permettre au patient d’avoir une information claire sur les différentes alternatives thérapeutiques possibles.Le projet a aussi pour objectif de soutenir un programme de recherche translationnelle sur ce cancer qui affecte 40.000 nouveaux patients chaque année et qui entraîne le décès d’un patient sur quatre.Des objectifs de résultats à court terme, d’ici 3 à 4 ans, ont été fixés. A l’horizon 2009, les chercheurs de l’IGR veulent déterminer le traitement optimum pour le malade atteint d’un cancer de la prostate localisé et prédire son efficacité à partir de l’analyse de l’expression de ses gènes.Pour cela, il faudra d’abord identifier des signatures d’expression génique pour chaque groupe de patients, par exemple, pour savoir s’il existe un intérêt à associer ou non une chimiothérapie à l’hormonothérapie dans les cas de cancer à haut risque.L’unité de recherche translationnelle a également pour objectif de déterminer le traitement le mieux adapté au patient atteint d’un cancer en évolution par une simple prise de sang pour les formes métastatiques. Il faut en premier lieu savoir si les gènes exprimés dans les cellules cancéreuses du sang sont identiques à ceux exprimés dans les métastases osseuses.Enfin, les chercheurs de l’unité souhaitent obtenir de vrais modèles de cancer de la prostate pour déterminer l’efficacité de nouveaux traitements ou trouver de nouvelles cibles thérapeutiques. Il n’existe que très peu de modèles actuellement pour le cancer de la prostate alors que dans le cancer du sein, de tels modèles ont permis de grands progrès.Le but poursuivi par les chercheurs de l’IGR est d’obtenir un modèle cellulaire du cancer prostatique localisé à partir d’un petit fragment de tumeur de prostate obtenue lors d’une prostatectomie radicale./sl/ajr(Rens : www.igr.fr)

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11 octobre 2006

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