CANCER DE LA PROSTATE : CENT CÉLÉBRITÉS MASCULINES SE MOBILISENT AUX CÔTÉS DE L’IGR Cancer de la prostate : cent célébrités masculines se mobilisent aux côtés de l’IGR
Forte du succès remporté en 2003 par de l’opération "100 femmes pour la vie", dont les bénéfices avaient permis de créer une consultation de diagnostic de cancer du sein en un jour, l’IGR récidive avec la version masculine de cet évènement.Il a pour cela fait appel à des hommes connus, issus de milieux divers, tels Alain Delon, Axel Kahn, Hubert de Givenchy, Renaud ou encore Bernard Pivot. L’exposition de leurs toiles aura lieu du 12 au 16 octobre à l’Hôtel Dassault Artcurial à Paris, et se clôturera par une vente aux enchères.L’IGR vise un double objectif, indique-t-il dans un communiqué : informer les patients sur le cancer de la prostate et soutenir la recherche dans ce domaine.L’information des patients passera par l’édition de brochures expliquant les différents stades de la maladie, les traitements appropriés, leurs effets secondaires, ainsi que par la création d’une double consultation, avec un chirurgien puis un médecin oncologue ou un radiothérapeute. Le soutien à la recherche se fera via le développement d’une unité de recherche translationnelle dédiée au cancer de la prostate. L’institut de cancérologie a défini trois objectifs à l’horizon 2009 : déterminer le meilleur traitement pour le malade atteint d’un cancer de la prostate localisé ; déterminer le traitement le mieux adapté au malade souffrant d’une forme métastatique ; obtenir de vrais modèles de cancer de la prostate pour trouver de nouveaux traitements.A l’heure actuelle, on estime à 40.000 le nombre annuel de nouveaux cas de cancer de la prostate, dont un quart conduit au décès du malade. En l’absence de preuve scientifique ayant démontré son intérêt sur la mortalité des malades, le dépistage organisé de ce cancer à partir de 50 ans, à l’instar de ce qui se fait chez la femme pour le cancer du sein, n’est pas à l’ordre du jour. Les seules recommandations concernent les hommes ayant des antécédents familiaux, invités à se faire suivre dès 40 ans.Le dépistage consiste en un toucher rectal et un dosage du PSA, une substance dont le taux élevé témoigne d’une anomalie prostatique. Il peut être pratiqué en cas de doutes face aux signes d’alerte que constituent l’envie fréquente d’uriner, les difficultés à uriner ou les douleurs osseuses.Pour les formes localisées de bon pronostic -qui représentent 60% des cas diagnostiqués-, le patient a le choix entre plusieurs alternatives thérapeutiques de même efficacité : l’ablation chirurgicale de la prostate, la radiothérapie externe conformationnelle ou la curiethérapie, qui offrent un taux de survie à dix ans de 90%.Le meilleur traitement des formes localisées de mauvais pronostic (20% des cas) n’a pas encore été identifié, mais de nombreux programmes de recherche clinique sont en cours sur le sujet./ar/ajr*Exposition du 12 au 16 octobre chez Artcurial Hôtel Dassault - Rond-point des Champs-Elysées- Paris. Vente aux enchères le 16 octobre à 19h.

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22 septembre 2006

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