CANCER COLORECTAL : BIENTÔT UN TEST DE DÉPISTAGE PLUS PERFORMANT Cancer colorectal : bientôt un test de dépistage plus performant
Le dépistage du cancer colorectal repose sur la détection, dans les selles, de traces de sang invisibles à l’oeil nu, susceptibles de révéler la présence d’un polype précancéreux ou d’une lésion cancéreuse.L’examen pratiqué aujourd’hui est la coloscopie, mais ses inconvénients (geste invasif, coût relativement élevé, faible nombre de spécialistes formés) freinent la généralisation du dépistage du cancer colorectal.La sensibilité du test (autrement dit sa capacité à identifier correctement les malades) constitue plus particulièrement un obstacle, atteignant tout juste 50%. En clair, explique l’Inserm dans un communiqué, "le test ’passe à côté’ dans un cas sur deux".Dans l’étude à paraître dans la revue "Gut", Guy Lanoy et ses collaborateurs de l’équipe Inserm "Cancers & Populations" à Caen ont comparé auprès de 10.000 personnes les performances d’Hémoccult à celles d’une version différente, automatisée, baptisée Magstream. D’utilisation similaire, il repose sur un prélèvement des selles par le patient à son domicile.Pour un taux de positivité identique, les chercheurs ont observé une sensibilité supérieure de 90% et une élévation de 33% de la spécificité (dépistage de faux positifs, qui se révèlent indemnes de la maladie recherchée) avec le second test par rapport au premier. En France, 38.000 nouveaux cas de cancer colorectal ont été enregistrés en 2000, ce qui le place au deuxième rang des cancers en termes de fréquence dans les pays industrialisés.La recherche régulière de sang occulte dans les selles pourrait, selon les estimations, faire baisser de 12 à 18% sur douze ans la mortalité par cancer colorectal. La généralisation du dépistage de ce cancer revêt donc une importance non négligeable, à laquelle le nouveau test peut concourir, espèrent les chercheurs./ar/mr(Gut, édition en ligne accélérée du 4 août 2006)

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17 août 2006

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