ACCIDENTS DE RADIOTHÉRAPIE : RENFORCEMENT DU DISPOSITIF POUR MIEUX LES ÉVITER Accidents de radiothérapie : renforcement du dispositif pour mieux les éviter
Ainsi, le Plan cancer et le Plan hôpital 2007 prévoient l’installation de 41 nouveaux appareils de radiothérapie, ce qui est réalisé à 68% à ce jour. Au total, 386 appareils de radiothérapie sont installés en France (donnée de mai 2006) contre 358 en 2002.Le Plan cancer prévoyait un renforcement particulier en moyens humains pour cette discipline. En 2004 et 2005, 185 postes ont été créés, dont 71 postes de manipulateurs radio, 20 de radiophysiciens, 21 de radiothérapeutes et 29 personnels divers, ainsi que l’accueil de 44 stagiaires radiophysiciens.Par ailleurs, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a lancé des actions pour une meilleure prise en compte de la radioprotection des patients, notamment à la suite d’accidents de radiothérapie survenus au CHU de Grenoble et au Centre hospitalier de Lyon-Sud en 2005 et 2006, rappelle également le ministère."Ces actions visent en priorité les défaillances organisationnelles et humaines qui se sont révélées être à l’origine de la plupart des accidents de radiothérapie survenus en France et dans le monde ces dernières années", indique le communiqué.L’ASN va ainsi renforcer les contrôles des services de radiothérapie, diffuser avant fin 2006 aux professionnels un guide précisant les modalités de déclaration des incidents ainsi que les modalités d’enregistrement de tous les événements, même sans conséquence, afin de transmettre les enseignements à l’ensemble de la profession.L’ASN a également mis en place un groupe de travail le 20 septembre dernier associant les administrations sanitaires et les professionnels de santé, avec l’appui de l’IRSN, pour élaborer des recommandations concernant notamment la prévention des accidents de radiothérapie et le retour d’expérience, ainsi que la prise en charge thérapeutique des patients en cas d’accident radiologique.Pour qu’il soit efficace, le traitement du cancer nécessite l’utilisation de techniques puissantes (radiothérapie, chimiothérapie, chirurgie) non dénuées de risques. En ce qui concerne plus particulièrement la radiothérapie, son efficacité dépend du juste dosage des rayonnements délivrés, une dose insuffisante ne permettant pas la guérison, une dose excessive pouvant avoir des effets secondaires sur les tissus environnants, souligne le communiqué.L’ASN estime que des progrès sont encore nécessaires pour améliorer la radioprotection des patients dans le cadre de traitements médicaux utilisant les rayonnements ionisants (radiothérapie externe ou interne, radiologie interventionnelle). "Ils sont de la responsabilité du chef de l’établissement pour les moyens à mettre en oeuvre et du médecin en charge de l’acte médical", indique le communiqué./sl/ajr

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© APM |
13 octobre 2006

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