ACCIDENT DE RADIOTHÉRAPIE À L’HÔPITAL D’EPINAL : SEPT PLAINTES DE PATIENTS OU DE FAMILLES DE PATIENTS DÉCÉDÉS DÉPOSÉES Accident de radiothérapie à l’hôpital d’Epinal : sept plaintes de patients ou de familles de patients décédés déposées
Vingt-trois hommes traités pour un cancer de la prostate à l’hôpital d’Epinal entre mai 2004 et mai 2005 ont été victimes d’une surexposition à des rayonnements de radiothérapie en raison d’une mauvaise utilisation du logiciel de dosimétrie utilisé lors de la préparation des traitements. Selon les informations diffusées par l’Agence régionale de l’hospitalisation (ARH) et le ministère de la santé, quatre patients sur ces 23 sont décédés.Selon une enquête interne à l’hôpital, un seul décès serait lié à la sur-irradiation. Mais les familles d’autres patients décédés contestent aujourd’hui cette affirmation et estiment que la mort de leur proche est aussi liée à la surexposition.Le procureur de la République d’Epinal a ouvert une information judiciaire le 16 octobre suite au dépôt d’une première plainte d’un patient par le biais de son avocat, Me Welzer.Interrogé par l’APM, il a indiqué qu’il en avait reçu six autres depuis dont deux provenant de familles de patients décédés.L’instruction en cours pour blessures involontaires et homicide involontaire couvre au total huit patients, précise-t-il en indiquant que le huitième patient concerné n’a pas déposé plainte mais était venu le voir pour information et pour demander conseil.Si d’autres patients parmi les 23 déposent plainte, celle-ci sera incluse dans l’instruction. "Le problème est de savoir s’il y a eu une faute lors de l’administration du traitement pour l’ensemble des personnes", souligne-t-il.Du côté de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) à Paris, on indique que l’enquête conjointe menée avec l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), demandée en octobre par le ministre de la santé, "se poursuit", sans donner plus de précisions."La juge d’instruction demandera certainement les conclusions de cette enquête", estime à ce sujet le procureur d’Epinal.Le directeur de l’ARH de Lorraine, Antoine Perrin, a indiqué ne pas détenir encore d’éléments sur l’enquête Igas-ASN.Il a en revanche annoncé que la directrice et les médecins de l’hôpital d’Epinal avaient mis en place, en accord avec l’ARH et l’ASN, une procédure de surveillance maximale pour tous les nouveaux patients traités par irradiation, sous forme d’une "check list" validée par le centre anti-cancéreux de Nancy./san/ajr

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27 novembre 2006

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