Le cancer est une maladie de la cellule.
Unité de base de l’organisme, la cellule
est constituée d’une membrane qui entoure un cytoplasme où on
distingue :
les mitochondries qui produisent
l’énergie de la cellule
les ribosomes qui fabriquent les protéines
l’appareil de Golgi qui stocke et excrète
les produits synthétisés par la cellule
le réticulum endoplasmique véritable
canal de circulation des produits
le noyau qui contient l’ADN et L’ARN
support de l’information génétique
Toute information nécessaire au
développement et au fonctionnement de chaque cellule est contenue dans les
molécules d’ADN du noyau de la cellule.
L’ADN est constitué de 2 brins qui s’enroulent sous forme
d’échelles torsadées qui ont 3 milliards de barreaux.

Les gènes sont des unités
fonctionnelles au sein de ces molécules.
L’ADN contient environ
100 000 gènes.
Ce sont les gènes qui dirigent la
fabrication des protéines qui sont les constituants de chaque cellule
d’une part et qui interviennent dans toutes les fonctions de l’organisme
d’autre part (enzymes, hormones, anticorps...)
Les chromosomes représentent
l’ensemble de ce matériel ; ils sont au nombre de 46 : 23 d’origine
paternelle, 23 d’origine maternelle. Chaque gène est donc présent en 2
exemplaires identiques ou différents (en cas de pathologie) ; ils
constituent le génotype de l’individu.

La multiplication cellulaire est
intense durant la vie embryonnaire et pendant la croissance. Certaines cellules
restent quiescentes toute leur existence (cellules nerveuses). D’autres sont le
siége d’une intense multiplication cellulaire tout au long de leur vie (moelle,
revêtement épithéliaux).
Les processus de multiplication cellulaire sont rigoureusement contrôlés, en
particulier sous l’action de nombreux gènes :
Les oncogènes qui
stimulent la division cellulaire

Les anti-oncogènes qui
inhibent cette division cellulaire
Ce sont les gènes qui
codent les protéines qui sont la base du vivant :
Soit qu’elles soient les
constituants de la cellule
Soit qu’elles interviennent
dans de nombreuses fonctions (enzymes, hormones, anticorps).
La protéine P53 est considérée
comme la gardienne de l’intégrité du gènome.
Pour se diviser, une cellule doit
doubler sa quantité d’ADN afin de léguer le même matériel génétique à ses cellules filles. Il
y a duplication de l’ADN.
Une mutation peut survenir au sein
d’un gène, la cellule peut parfois corriger cette anomalie, parfois elle est
totalement dépassée et elle meurt, parfois elle va se mettre à se développer de
façon anarchique (souvent en cas de mutations multiples) et il y a risque
d’installation d’un cancer.
C’est au moment de la division
cellulaire que peut se lancer ce processus de multiplication
anormale (la mutation génique crée une nouvelle protéine qui active la
multiplication anarchique des cellules ou supprime des protéines qui
contrôlaient la division cellulaire). C’est là également que pourront
intervenir les médicaments qui visent à bloquer ce processus.
Le cancer résulte d’altérations
génétiques qui perturbent l’équilibre entre stimulation et inhibition de la
croissance cellulaire.
Toutes les anomalies de croissance
n’aboutissent pas à un cancer, certaines proliférations cellulaires aboutissent
à des lésions
dites bénignes :
ces lésions ont une croissance lente
et progressive
elles ne s’étendent pas aux organes
voisins
elles ne mettent pas en cause la santé
elles ne récidivent pas après exérèse
complète
Au contraire les lésions dites malignes :
ont une croissance rapide
peuvent s’étendre aux organes de
voisinage

peuvent s’étendre au reste de l’organisme
par le biais des vaisseaux ou des lymphatiques (métastases)
peuvent récidiver
après exérèse complète
Les noms des différents types de cancers dépendent de la cellule du tissu
d’origine :

Les cancers issus des
épithéliums de revêtement sont appelés épithéliomas
Les cancers issus du
tissu conjonctif sont appelés sarcomes
Les cancers issus des
tissus glandulaires sont appelés adénocarcinome
En fonction de leur ressemblance
avec les cellules des tissus d’origine on distingue :
Les cancers différenciés
ressemblant exactement aux cellules d’origine
Les cancers peu
différenciés dont la ressemblance est moins importante
Les cancers
indifférenciés ou anaplasiques où il n’y a plus
aucune ressemblance
La vitesse de croissance
d’une tumeur est appréciée par le temps de doublement.